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«Il faut accélérer la mise en place d'une zone de libre-échange maghrébine, de nature à faciliter le commerce intermaghrébin», a indiqué Baraka.

UMA Réactivation de la banque maghrébine d’investissement

«Il faut accélérer la mise en place d’une zone de libre-échange maghrébine, de nature à faciliter le commerce intermaghrébin», a indiqué Baraka.

Lors de la tenue de la 8e session du Conseil ministériel maghrébin de finances et de la monétique, consacrée aux domaines des douanes, des impôts et des assurances, ils ont soulevé que la Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur, dont la mission consiste à financer les investissements et le commerce extérieur, sera un outil qui stimulera les investissements créateurs d’emplois pour les jeunes maghrébins.

Concernant le domaine fiscal, ils ont mis en relief l’importance de l’unification des procédures administratives et la suppression de la double imposition afin d’encourager l’investissement intermaghrébin et de faciliter la libre circulation des capitaux et des investissements.

S’agissant des douanes, ils ont plaidé pour l’harmonisation des systèmes douaniers entre les pays maghrébins, l’exonération douanière et la création d’un Conseil maghrébin de coopération douanière chargé de la coordination entre les systèmes douaniers des pays membres de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Intervenant à cette occasion, Al Kilani Abdelkarim Al Kilani, ministre libyen des finances dont le pays assure la présidence tournante du Conseil, a relevé que la complémentarité économique constitue le meilleur gage de protection contre les crises financières mondiales.

Dans un contexte marqué par de grands défis, les résultats des précédentes sessions restent en deçà des aspirations des populations de la région, a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre de l’Economie et des Finances marocain, Nizar Baraka, a souligné que la compétitivité internationale impose plusieurs défis auxquels l’intégration régionale restent la seule solution particulièrement dans le contexte actuel difficile que traverse le monde arabe.

Par ailleurs, Baraka a relevé que les dirigeants maghrébins n’ont cessé de renouveler constamment leur volonté de soutenir l’unification du Grand Maghreb pour la réalisation de cette complémentarité économique.

Cette rencontre offre l’occasion de faire le suivi des résultats des réunions consacrées à des domaines vitaux, tels que les douanes, les impôts, les assurances et la Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur, dont le lancement est prévu fin 2013, a-t-il souligné.

Baraka a soulevé que le lancement de cette institution financière maghrébine exige auparavant de parachever les autres mécanismes relatifs à ses domaines d’activité et l’instauration de relations économiques et commerciales intermaghrébines, qui garantissent la réussite de la mission pour laquelle la banque sera créée.

En parallèle au lancement de cette banque, il faut accélérer la mise en place d’une zone de libre-échange maghrébine, de nature à faciliter le commerce intermaghrébin, et la mise en œuvre de l’accord maghrébin de promotion des investissements afin de tirer profit des opportunités d’investissement qu’offre la région dans tous les secteurs, a indiqué Baraka.

Par ailleurs, Baraka a fait observer que le secteur privé peut jouer un rôle de taille dans l’intégration régionale.

Le ministre algérien des Finances, Karim Djoudi a soulevé que les questions abordées lors de ce Conseil revêtent une grande importance, appelant à l’harmonisation des systèmes douaniers et fiscales maghrébins avec les standards internationaux.

Le ministre tunisien des finances, Elyes Fakhfakh a fait observer, de son côté, que le taux du commerce intermaghrébin ne dépasse guère 5% comparativement par exemple à l’Union européenne où il est de 60%, ajoutant que l’indice de complémentarité maghrébine est supérieur à certains groupements économiques.

Il a ajouté que l’intégration économique est plus qu’une nécessité à l’heure actuelle, dans un monde caractérisé par les fortes concentrations et groupements économiques.

Pour sa part, le ministre des Finances mauritanien, Thiam Diombar, a noté que le secteur des finances sera le moteur de l’intégration régionale maghrébine, plaidant pour l’harmonisation des politiques financières maghrébines.

Quant au secrétaire général de l’UMA, Habib Benyahya, il a plaidé pour la création d’un mécanisme financier maghrébin afin de faire face aux crises mondiales, relevant que le développement économique est tributaire de la solidité des systèmes financiers.

Cette rencontre ministérielle intervient en parallèle avec les travaux des Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui devraient réunir plus de 3.000 personnes et qui constituent une opportunité pour discuter des thématiques de priorité pour le continent africain relevant des orientations stratégiques de ladite Banque dans les dix années à venir, et des principales problématiques, notamment la croissance inclusive, la croissance verte et l’emploi des jeunes.

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