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Grâce à des sucess stories comme Tanger Med, qui font du Maroc un hub du commerce mondial, le Royaume est classé au 3e rang dans le classement sur l'intégrité commerciale, élaboré par Euler Hermes.

Le Maroc, champion de la compétitivité hors-prix

Grâce à des sucess stories comme Tanger Med, qui font du Maroc un hub du commerce mondial, le Royaume est classé au 3e rang dans le classement sur l’intégrité commerciale, élaboré par Euler Hermes.

Le leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes, a livré jeudi à Casablanca, lors de la première édition annuelle marocaine de l’Observatoire international du commerce extérieur, ses analyses sur les risques et les opportunités pour l’économie marocaine en 2014. L’assureur-crédit prévoit une consolidation de la position du Maroc en tant que champion de la Méditerranée, malgré une croissance qui reste stable (4,5%) et les défaillances en hausse d’entreprises (10%).

Reprise mondiale à feux doux à 3% de croissance, fin des politiques monétaires accommodantes, hausse des risques de change et de non-paiement par les entreprises, et fin des nombreuses subventions fiscales et bancaires dans le monde. Ce sont là les prévisions de l’assureur-crédit Euler Hermes pour l’année 2014.

“Alors que les économies avancées sortent péniblement de leur phase d’ajustement compétitif, les économies émergentes, elles, se retrouvent confrontées à des contraintes de liquidités en lien avec la fin des politiques monétaires accommodantes”, souligne Ludovic Subran, directeur de la recherche économique chez Euler Hermes.

Pour le Maroc, les choses iront “plutôt bien”.

Lors d’une conférence à Casablanca pour présenter les analyses sur les risques et opportunités pour l’économie du Royaume en 2014, Euler Hermes prévoit pour le Maroc, une consolidation de la position de “Batal” (champion) de la Méditerranée.

Le Maroc, pays vulnérable en matière de risque de financement, devrait afficher une croissance du PIB stable à +4,5% en 2014, mais également des défaillances d’entreprises en hausse de 10%, alors que le vrai défi reste de maintenir cette croissance, tout en faisant des réformes.

“Afin de maintenir les 4,4% de croissance, le Maroc doit penser à stabiliser ses investissements directs étrangers (IDE). Il faut faire une stimulation du secteur privé et de l’export. Jusqu’à maintenant, la croissance est stimulée par l’investissement public. Il faut également booster la productivité et prévoir une politique industrielle à la marocaine.”

LUDOVIC SUBRAN.

Ralentir pour mieux rebondir

Avec cette stabilité de croissance, “les effets opposés s’annulent. En négatif, un moindre investissement public et une production agricole attendue en repli. En positif, plus d’export vers le pourtour méditerranéen et plus d’investissement des entreprises”, souligne pour sa part Tawfik Benzakour, directeur général d’Euler Hermes ACMAR, filiale marocaine du groupe.

La consolidation des finances publiques apparaît donc opportune pour un Maroc qui devrait bénéficier de la reprise en 2014 de la zone euro : stabilisation des IDE à 3,6% du PIB, 3,5 milliards de dirhams de transferts, 0,2 milliards de recettes touristiques supplémentaires et 16 milliards de dirhams supplémentaires d’exportations.

Euler Hermes souligne par ailleurs, la nécessité de surveiller le financement et la compétitivité du pays. En effet, le ralentissement du crédit du secteur privé et l’augmentation des coûts salariaux unitaires pèsent sur l’économie marocaine.

“Les marges et le financement des investissements restent limités au Maroc pour capter croissance et débouchés, ici et ailleurs. Le crédit inter-entreprise joue chaque jour davantage son rôle de stabilisateur et de soutien à l’environnement des affaires au Maroc.”

TAWFIK BENZAKOUR, DIRECTEUR GÉNÉRAL D’EULER HERMES ACMAR.

S’imposer en Méditerranée

À court terme, si “les efforts sont concentrés sur le canal crédit et financement”, si au lieu de “dépenser de façon passive”, l’Etat mise sur la relance de certains secteurs, soit une “politique industrielle à la marocaine”, et si le public “laisse la place petit à petit au secteur privé, les choses iront bien”, à en croire M. Subran.

Ce sont d’ailleurs des points qui figurent d’ores et déjà dans le projet de la loi de Finances 2014, qui démontrent que le gouvernement a tendance à investir moins, tout en baissant la subvention, pour laisser graduellement la place au privé.

Cependant, l’investissement dans la compétitivité hors-prix (infrastructures et transports par exemple) font du Maroc un champion de la Méditerranée. Dans le classement sur l’intégrité commerciale, le pays est troisième, juste après la Chine et la Corée du Sud, grâce à des sucess stories comme Tanger Med, qui font du Maroc un hub du commerce mondial.

Dans la nouvelle carte de la Méditerranée d’Euler Hermes, le Maroc figure parmi les 7 hubs régionaux qui se détachent. D’ici à 2022, l’assureur-crédit prévoit, dans son Observatoire international du commerce extérieur, que le Maroc doublera son PIB par tête et profitera des richesses de son pourtour méditerranéen.

“Nourrir le terreau des entreprises sera essentiel au Maroc, comme ailleurs en Méditerranée. L’assouplissement des procédures administratives, l’émergence de nouveaux modes de financement de l’investissement des entreprises sont des conditions sine qua non de cette réussite régionale”, conclut Ludovic Subran.

 

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